| La spéléologie dans la région de Champdor | |
| Située dans la partie méridionale du Jura plissé, la région de Champdor a connu une histoire géologique identique à celle de tout le massif. Histoire géologique de la région L'ère primaire Le primaire est l'époque du plissement hercynien (Massif central), suivi d'une longue période d'érosion. L'emplacement du Jura n'est alors qu'une vaste pénéplaine. L'ère secondaire Cette ère se situe entre -250 et -65 millions d'années. La mer, souvent peu profonde, envahit la région. C'est à ce moment-là que se déposent sur une épaisseur de plus de 1 000 mètres les sédiments marins qui formeront les calcaires et les marnes. A la fin de cette période, on assiste au début du plissement alpin qui entraîne le retrait de la mer. L'ère tertiare Cette ère se developpe entre -65 et -2 millions d'années. Le Jura n'a qu'un faible relief, en pente vers l'est. La mer envahit temporairement et partiellement quelques parties du massif. Vers cinq millions d'années, sous l'effet de la poussée des Alpes, plissements et cassures atteignent leur paroxysme. C'est la période de formation du plateau synclinal de Hauteville. Nous assistons alors au début de l'érosion et de la kartstification de la roche. L'ère quaternaire Au moins deux grandes périodes de glaciation finissent de modeler le paysage tel que nous le connaissons aujourd'hui. On assiste à l'approfondissement des cluses et des vallées, au dépôt d'alluvions morainiques et à la poursuite de la kartstification. La kartstification Les phénomènes kartstiques de surface sont nombreux. On peut observer, notamment, des dalles valanyiennes et de très beaux lapiaz, appelés localement cornelles ou lézines. L'Albarine, rivière principale drainant tout le synclinal, ne possède de cours aérien que lors des périodes de crue. Les pertes de son lit (localisées ou diffuses), faisaient jadis l'objet de travaux incessants de la part des propriétaires de moulin, afin de maintenir au mieux en surface le précieux liquide. Le cours souterrain de l'Albarine est très mal connu. Tout au plus sait-on que les eaux ressurgissent principalement dans la vallée de la Charabotte. Le kartst local a donné place à de nombreuses cavernes dans tout le secteur.Les étages géologiques du Plateau vont du Bathonien (Jurassique), à l'Hauterivien (Crétacé). Les célébres carrières de Champdor-Hauteville exploitent du calcaire Valauginien. Les fossiles Les fossiles sont présents à tous les étages géologiques, en plus ou moins grande quantité. Ils sont souvent de piètre conservation et difficiles à extraire. De patientes et minutieuses recherches ont permis de mettre à jour quelques spécimens intéressants d'ammonites. Les principales cavités du Plateau Sous l'impulsion du très actif groupe de spéléologie de Hauteville-Lompnes, la découverte de cavités nouvelles ne cesse de progresser. En janvier 1997, le groupe de spéléologie a découvert 1 300 mètres de nouvelles galeries de la grotte de Vaux (Cormoranche), qui devint ainsi la plus importante du Plateau, avec une longueur connue de 1 700 mètres. Le gouffre le plus important est celui du Trou caché à Hauteville, avec 119 mètres de profondeur. D'autres cavités sont tout aussi intéressantes, comme la grotte-gouffre du Chemin neuf (-79 m) et le Trou de l'âne à Hauteville (-100 m), les deux gouffres de Abergeayes à Cormoranche (-85 et -74 m), le Puit perdu de Puisseloup à Cormoranche (-68 m) et enfin la grotte de la Charabotte, dont la longueur atteint 850 mètres sous Hauteville. | |
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